1.-6.2000

Jugendstil: La beauté façon 1900
Web: Comment retrouver d'anciens articles de presse
International: trennt sich von Toscani
Marketing: Henniez modernisiert seine Etiketten
Web: Videotex wird per 30. September eingestellt
Réussir: le développement de l'entreprise
e-commerce: Réussir son e-business
L'Internet: sonnera-t-il le glas des agences de presse?
Medias: Au cœur des grandes manœuvres
Start-up: Les prémices du cybermanagement
Internet: La Poste - Deux nouvelles prestations lancées
Consommation: Tout, tout, tout sur l'emballage
Papier: L'usage d'Internet progresse - la consommation de papier aussi
Marque: La couleur lilas est une marque
Publicité: Le bonheur des uns...


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La beauté façon 1900

Expo - La Fondation Neumann de Gingins (VD) présente des ouvrages littéraires illustrés par des maîtres du Jugenstil. Texte et images se complètent et se répondent.

 

"De Rilke à Kokoschka - Le Jugendstil par le texte et l'image"
Gingins (VD), Fondation Neumann, du 30.juin au 17 sept.
je-ve de 14h à 17h, sa-di de 10h30 à 17h.

Jugendstil en Allemagne et en Autriche, Art nouveau en France, Modern Style en Grande-Bretagne, Tiffany Style aux Etats-Unis… Tous ces termes recouvrent un seul et même mouvement artistique, qui vit son apogée autour des années 1900. Sa particularité ? Plus que d'un style précis, il s'agit d'un état d'esprit commun à une série de créateurs polyvalents, soucieux d'exprimer la beauté des formes (pour réagir aux assauts de la technique et de l'industrialisation) non pas seulement dans la peinture, mais dans tous les arts appliqués. Textile, mobilier, papiers peints, vaisselle, architecture… Il y a un siècle déjà, ce mouvement raisonnait en termes de fusion, de partenariat, d'interdisciplinarité et de globalisation. Celle-ci avait des visées nettement plus esthétiques qu'économiques, certes, mais l'idée est bien similaire !

Des tandems comme en BD
L'Autriche et l'Allemagne furent des foyers très actifs en la matière. Et particulièrement dans le domaine de l'illustration de textes littéraires. C'est ce "Jugendstil par le texte et l'image", que la Fondation Neumann de Gingins (VD) propose de nous faire découvrir, avec une exposition conçue par le Musée Van Gogh d'Amsterdam, qui fera ensuite escale en Allemagne. Une septantaine de revues artistiques et d'ouvrages de poésie sont ainsi présentés dans des vitrines rappelant l'intimité des cabinets de curiosités. Un élégant accrochage mettant en relief le dialogue entre écriture et graphisme, qui ravira les bibliophiles.
Aux écrits de Nietzsche, Rilke ou Hesse, répondent des illustrations de Kokoschka, Koloman Moser ou Melchior Lechter. Un peu comme en bande dessinée, il n'était pas rare que poètes et peintres travaillent en tandem, sur plusieurs projets. Les sujets de prédilection de ces artistes prisant une esthétique plus symboliste que réaliste ? La femme (angélique ou fatale), les motifs floraux, les arabesques, les végétaux stylisés, les atmosphères nocturnes, la mort, la nature idéalisée, le rêve. Notons que les revues illustrées (Jugend - d'où vient le terme Jugendstil - , Ver Sacrum, Pan, …), des objets très convoités déjà à l'époque de leur parution, permettaient aux artistes de diffuser à grande échelle leur univers esthétique, qu'ils ne souhaitaient nullement réserver à quelques élus.
Les textes littéraires (en allemand forcement !) et l'emploi de l'allemand et du français pour toutes les explications historiques devraient séduire le public germanophone. Tant mieux pour la Fondation Neumann, petit joyau des musées romands.

Le Matin, vendredi 30.06.00, Isabelle Fabrycy

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Comment retrouver d'anciens articles de presse :

Vous devez retrouver d'urgence d'anciens articles de presse qui parlent de vous, de vos concurrents, de vos clients ou de n'importe quoi ? Rien de plus simple ! Si simple, d'ailleurs, qu'il est devenu inutile, dans de nombreux cas, de découper et de conserver des pages de journaux. Les services d'archivages avec moteurs de recherche accessibles par Internet sont nombreux. Certains sont gratuits, d'autres payants. Petit tour d'horizon en Suisse romande.

Cyberarchives d'édicom (www.cyberarchives.edicom.ch)
Ce service payant vous donne accès à plus de 100'000 articles parus depuis 1997 dans la Tribune de Genève, 24 Heures et le Matin.
Pour approximativement quatre francs l'heure, vous trouvez ce que vous cherchez, même si le site n'est pas très bien structuré. Il a visiblement été conçu par des informaticiens plutôt que par des spécialistes en interfaces. Un bémol quand même pour le taux de "relevance" : la recherche des deux mots " bébé rat " renvoie à quelques articles sur une mère qui avait lancé son bébé par la fenêtre. Il n'y avait pourtant pas de rat dans cette histoire…mais, quatre articles plus loin, un sujet sur un bébé rat vendu aux enchères.

Le Temps (www.letemps.ch/template/archive.asp)
La consultation d'articles datant de moins de trois semaines ou moins est gratuite. Pour les plus anciens, il vous faudra souscrire un abonnement. A noter : le tarif préférentiel accordé aux abonnés de la version papier du journal.

L'hebdo (www.webdo.ch)
Le Webdo (édition électronique de l'Hebdo) possède son moteur de recherche interne (fourni par Excite). C'est gratuit et la pertinence est très correcte, mais pas tous les articles y figurent.

Bilan (www.bilan.ch)
Les articles sont regroupés par numéros, entreprises, personnalités ou thèmes. Vous pourrez facilement trouver le numéro vous intéressant. Seul hic : les articles consultables en ligne sont peu nombreux. Si vous ne trouvez pas votre bonheur, il vous faudra le commander par téléphone ou par e-mail, en donnant les références trouvées sur le site.

L'Agefi
Un système de recherche efficace vous guidera sans doute vers ce que vous chercher, pour autant que les articles ne soient pas trop anciens (la mémoire remonte quand même plusieurs années). En plus, c'est convivial.

Reuters Business Briefing
Accessible sur le site de la célèbre agence de presse RBB est une énorme mine d'articles de presse, mais son accès n'est pas libre (de quelques centaines de francs par mois selon votre profil client). Cette base de données internationale regroupe des médias écrits du monde entier sur un seul moteur de recherche.
Pour la Suisse romande, on y trouve Le Temps, L'Agefi, PME Magazine et BanqueAssurance. On accède aussi à tous les articles de l'Agence télégraphique suisse depuis le début des années 80 ! De quoi constituer de solides dossiers en quelques minutes, en puisant simultanément dans diverses sources. Les extraits de Registre de commerce s'y trouvent également.
RBB offre aussi une formidable ouverture sur le monde. Les archives d'innombrables médias écrits y sont consignés. Côté français, on y trouve les archives électroniques du Monde, de Libération, des Echos ou encore de La Tribune. Très utiles également, les archives francophones de l'Agence Europe à Bruxelles, organe d'information indépendant d'origine italienne qui, depuis plus de dix ans, couvre toute l'actualité de l'intégration européenne, en particulier le côté institutionnel.

David Sadigh pour PME Magazine No 6 juin 2000

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International: Benetton trennt sich von Toscani

Oliviero Toscani verlässt den italienischen Kultmodenmarketer. Seine jüngsten Todeskandidatenbilder sollen mit der Trennung jedoch nichts zu tun haben.

Seit 18 Jahren war Oliviero Toscani der Bild- und Ideenlieferant hinter den die Aufmerksamkeit zwar immer wieder erregenden, oft aber auch schockierenden Werbekampagnen des italienischen Moden-Marketers Benetton. Zu den skandal- und protestträchtigsten zählten Bildmotive mit blutverschmierten Uniformen, küssende Nonnen und zuletzt die US-Kampagne mit Fotos von Todeskandidaten aus Gefängnissen in Kansas. Weil diese auf unrechtmässige Weise erworben sein sollen, ist dort ein Verfahren anhängig. In einer in Rom abgegebenen Stellungnahme dankte Benetton Toscani für seine bisherige Arbeit. Die Todeskandidatenmotive hätten mit der in gegenseitig gutem Einvernehmen erfolgten Trennung nichts zu tun, hiess es ergänzend. In anderen Berichten wird jedoch darauf hingewiesen, dass Benetton wegen dieser Auftritte herbe Einbussen am US-Markt erlitten hat, weil die Marke von einigen Kaufhausketten ausgelistet wurde. Toscani, der bei dem US-Magazin Talk für Art Direction zuständig ist, sagte zur Trennung von Benetton lediglich: "Nichts währt für immer"; schob aber noch den seine Berufseinstellung reflektierenden Satz nach, dass "man nie zu weit gehen könne".

Lösten ein Kontroverse aus: Oliviero Toscanis Todeskandidatenbilder.

persönlich.ch - 02/05/2000

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Marketing news : Henniez modernisiert seine Etiketten

Marketing-Abteilung und englische Design-Agentur führen Verjüngungs-Operation durch.

Die Henniez SA, Anbieterin von alkoholfreien Markengetränken auf dem Schweizer Markt, hat 1999 140 Millionen Flaschen Mineralwasser verkauft. Rund 60 Prozent des Quellwassers wurde in Glas- und 40 Prozent in PET-Flaschen abgefüllt. Henniez setzte dabei rund 20 verschiedenen Flaschenmodelle ein. Nachdem das Waadtländer Unternehmen in den letzten 12 Monaten den Schwerpunkt seiner Innovationsanstrengungen auf die Aktion «Art in the Bottle» gesetzt hat, verpasst das Unternehmen nun sämtlichen Flaschen in der Form modern gestalteter Etiketten ein zeitgemässeres Kleid. Henniez will auf diesem Weg eine noch stärkere Bindung seiner Kunden an die Marke erreichen.

Persoenlich.ch 02/05/2000

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Web news : Videotex wird per 30. September eingestellt

Die seit 1995 von SwissOnline (SOL) betriebene Videotex-Plattform (VTX) wird per 30. September 2000 eingestellt. Sowohl die Anzahl der Anbieterfirmen, als auch diejenige der aktiven Benutzer ist in den letzten zwei Jahren zugunsten des Internet stark zurückgegangen. Dadurch, so SwissOnline, könne ein wirtschaftlicher Betrieb des VTX-Systems nicht mehr gewährleistet werden. Derzeit wird VTX nur noch von rund 25000 Kunden ausschliesslich und von nochmals so vielen neben dem Internet genutzt. Dem gegenüber stehen heute schweizweit rund 800000 regelmässige Internetnutzer und rund 30000 Betriebe, welche ihrerseits im World Wide Web präsent sind. Auf der VTX-Plattform sind dies heute gerade noch 110 Unternehmen.

persoenlich.ch - 02/05/2000

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"Réussir le développement de l'entreprise", organisé par l'HEGF

Pour créer une entreprise, il faut aujourd'hui travailler en équipe

En Suisse, "les gens ont peur de montrer leurs faiblesses", a expliqué hier Jane Royston.

Pour créer une entreprise, fini l'amateurisme. Il faut aujourd'hui travailler en équipe, avec des professionnels. "Les gens ont tout à gagner de dire qu'ils ne savent pas des choses", souligne Jane Royston, professeur à l'EPFL.
En Suisse, "les gens ont peur de montrer leurs faiblesses", a expliqué hier Jane Royston aux 230 participants du symposium "Réussir le développement de l'entreprise", organisé par la Haute école de gestion de Fribourg. Mme Royston dirige à temps partiel la chaire de création d'entreprise de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, tout en étant consultante. Jane Royston a une large expérience. Citoyenne suisse et britannique, elle crée en 1986 à Genève l'entreprise NatSoft SA dans le but d'offrir aux grandes entreprises et aux organisations internationales des conseils. Cette société devient une des plus importantes sociétés de services en informatique de Suisse romande.
Il y a trois ans, Jane Royston vend son entreprise qui compte 110 employés à une société américaine. Aujourd'hui, NatSoft occupe quelque 250 personnes. Depuis février 1999, elle est professeur de la première chaire de Suisse d'entrepreneurship et innovation de l'EPFL (Create). Son but est d'augmenter le nombre de nouvelles sociétés, mais aussi d'assurer leur viabilité à long terme.
Dans le secteur des nouvelles technologies, plus de 80 % des entreprises disparaissent après deux années d'existence. Pour Jane Royston, il est primordial que les jeunes entrepreneurs "se lancent dans quelque chose qu'ils connaissent" et différencient leurs offres par rapport à la concurrence.
Que ce soit dans la phase de croissance ou de maturité de l'entreprise, les membres fondateurs doivent toujours savoir s'entourer de professionnels. Ils doivent aussi se remettre en question et se demander si eux et leurs collaborateurs "font encore l'affaire".
Pour Mme Royston, qui a été élue en 1993 "Femme d'affaires Suisse", l'époque où l'entrepreneur créait seul une société est bien révolue. Il faut travailler en équipe et avoir des connaissances étendues sur de nombreux sujets.
Les cours, dispensés par "Create" de l'EPFL, abordent la prise de rendez-vous avec les clients potentiels, la présentation du produit, l'établissement du business plan ou encore la cotation en bourse de la société.

agefi mars 2000

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e-commerce: Réussir son e-business

Lors d'un séminaire organisé en partenariat avec l'agefi, les professionnels livrent les clés essentielles pour réussir son e-business

Les orateurs ont abordé les thèmes du e-commerce et de la fidélisation du client sur le web.

La Chambre de Commerce Italienne pour la Suisse, Arthur Andersen, Virtual Network et l'AGEFI ont travaillé de concert durant une journée pour apporter aux auditeurs présents quelques clé de travail concernant le commerce électronique. Les débats ont été ouverts par un représentant de Classeditori, groupe italien spécialisé dans les médias et qui vient de conclure un joint-venture avec l'AGEFI. L'orateur a démontré l'évolution de son groupe depuis près de quatorze années dans la presse et surtout les potentiels offerts par l'utilisation des nouvelles technologies. L'exemple de Classeditori semble aujourd'hui démontrer que les possibilités internet, de satellites, de télévisions, digitales ou encore de téléphonie mobile sont pratiquement incontournables pour un groupe de presse qui veut progresser avec son époque. En ce sens, la société italienne développe depuis plusieurs années des outils liés aux nouvelles technologies qui la placent en très bonne position pour de futures expansions.

Arthur Andersen a amené toute son expérience pour expliquer la sécurité
Après l'exemple du groupe de presse, deux managers du secteur Business Consulting d'Arthur Andersen Genève sont intervenus pour offrir leur expérience dans le domaine exploré. Salma Soudagar a disséqué la démarche stratégique pour le commerce électronique d'une entreprise alors que son collègue Marc Besson s'est pour sa part évertué à offrir des réponses quant aux enjeux liés à la sécurité. Après avoir identifié les zones de risques il a proposé quelques solutions. Un exposé qui a été suivi scrupuleusement par les auditeurs qui ont eu droit à une démonstration - heureusement virtuelle - du piratage d'un site. La manœuvre a été expliqué par des étapes successives par le membre d'Arthur Andersen qui a captivé son auditoire. Le commerce électronique est évidemment en premier lieu intéressant pour son aspect clientèle. Mais le web est encore jeune et il n'est pas toujours facile d'acquérir ou de fidéliser les clients par ce biais. Stéphan Renninger a alors pris la parole pour faire profiter de son expérience pratique une assistance aux aguets. Le directeur de la société romande Virtual Network - qui développe un réseau de plates-formes régionales autour d'un patrimoine de noms de domaines - s'est attelé à démontrer les avantages et les pièges qui attendent un entrepreneur lors de l'élaboration d'une stratégie marketing Internet.
La viabilité des projets doit faire l'objet d'un calcul précis
Le premier axe abordé a été celui - essentiel - de la viabilité économique du projet. Stéphan Renninger a démontré chiffres à l'appui les priorités à suivre pour ne pas sombrer dans les chiffres rouges. La publicité on-line a ensuite eu droit à son profil qui a démontré les avantages qu'elle détient sur un marché en constante progression. Toujours plus précis dans ses exemples, l'orateur a finalement passé en revue les moyens existant pour attirer les visiteurs sur le web et plus exactement sur un produit défini. De nombreuses solutions existent, du référencement aux campagnes bannières, en passant par les liens croisés ou l'e-mailing. Quelques sites ont eu droit à une discrète mais pertinente analyse qui a réjoui le public par ses exemples concrets. Le commerce électronique reste d'une actualité primordiale et les questions posées par l'assistance ont rappelé que ce domaine garde devant lui un avenir prodigieux surtout lorsque tous les paramètres de prudence et de marketing sont assurés.

Edouard Bolleter pour l'AGEFI, 07.04.00

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L'Internet sonnera-t-il le glas des agences de presse?

Une multitude de gourous prédisent la mort prochaine des journaux et des grossistes.

Les agences de presse sont des grossistes par excellence dont le sort est intimement lié à celui des journaux. Ces agences sont-elles doublement appelées à disparaître?

Les lecteurs les plus observateurs auront remarqué que l'abréviation "ATS" figure en tête ou à la fin d'innombrables articles dans la presse suisse. Ces trois lettres signifient que la substance de ces textes a été livrée par l'Agence Télégraphique Suisse, l'agence nationale d'information. Fondée en 1895 par les éditeurs suisses de journaux, l'ATS fournit, dans les trois langues officielles, des services d'information principalement à l'intention des journaux mais également à d'autres abonnés. Aujourd'hui encore, le capital-action de l'ATS est détenu à plus de 90 % par des entreprises du secteur des médias.
Par principe, les informations livrées par l'ATS sont franches de toute appréciation personnelle de sa rédaction forte de 140 journalistes.
L'ATS a une position dominante en Suisse mais doit faire face à quelques concurrents tels que la filiale suisse de l'AP et, en quelques sorte, SwissTXT. Plusieurs vendeurs de produits internet alias gourous autoproclamés prédisent la mort prochaine des intermédiaires et des grossistes, en plus d'annoncer la fin des éditeurs de journaux. Face à ces menaces multiples, comment réagit l'ATS en tant que grossiste dont le destin est étroitement lié à celui des journaux? Extrait d'une entrevue (traduite de l'allemand) avec Peter Müller, directeur technique de l'ATS.

Comment résumeriez-vous votre stratégie internet?
a) Tout d'abord, nous entendons continuer à nous concentrer sur nos métiers de base, c'est-à-dire collecter, vérifier, sélectionner et mettre en situation l'information générale sur la Suisse et l'étranger. Nous sommes convaincus qu'à l'ère de la surinformation, être une source reconnue d'informations fiables est de plus en plus important.
b) Nous resterons des grossistes et n'avons donc nullement l'intention de remettre nos informations aux consommateurs finaux pour ne pas bouleverser le système de distribution existant. Nos principaux clients resteront les médias quel que soit leur support: journaux, radio,TV, sites web, téléphones portables, etc.
c) Nous exploitons et exploiterons toujours d'avantage les possibilités techniques (notamment celle d'Internet) pour remettre à nos clients un matériel utilisable le plus facilement possible. C'est dans cette optique qu'il faut considérer notre servie en ligne "elias" ainsi que le projet "agenda" qui vise à structurer plus strictement et à "hyperlier" tous nos contenus (textes, photos, sons graphiques), ce qui permettra notamment aux site web de nos clients d'intégrer des pages personnalisées mises à jour en permanence.

En quoi votre stratégie internet se différencie-t-elle de celle des autres agences de presse (AFP, AP, Kyodo…) ?
D'une manière générale, les autres agences de presse occidentales ont des positions similaires aux nôtres. Seul Reuters a récemment décidé de vendre ses informations directement aux investisseurs privés.

De nombreux fabricants ou grossistes (par exemple IBM, Bertelsmann, Barnes & Nobles, Tohan, Nike, Ducati et même Reuters) ont pris la décision de vendre sur le net directement à leurs clients finaux et ceci malgré les réactions négatives de leurs réseaux de distribution. N'avez-vous jamais eu l'intention de les imiter et de considérer internet comme un nouveau marché où la concurrence avec vos clients est permise? Un grand site suisse (comparable à FT.com) qui offrirait des informations en continu ainsi que toutes vos archives vous tenterait-il ?
Nous ne sommes pas directement comparables aux exemples de fabricants et de grossistes que vous avez mentionnés car, dans notre cas, les éditeurs de journaux sont non seulement nos principaux clients et détaillants mais également nos actionnaires et donc nos supérieurs hiérarchiques. En réalité, nous sommes un peu une coopérative qui n'a pas une orientation de profit: nous sommes presque un centre de coût des médias suisses. En ce qui concerne le grand site suisse, nous sommes prêts à fournir des informations de base mais pas à le créer et le gérer nous-mêmes.

Quel est l'importance - aujourd'hui et demain - d'Internet comme moyen de transmettre l'information à vos clients? Ce moyen de communication est-il plus efficace que les autres?
Actuellement, notre produit phare est le "service de base" lequel comprend uniquement du texte. Pour ce service, le moyen de transmission le plus économique est de loin le satellite. Toutefois, le satellite - au contraire du net - n'est pas adéquat pour la transmission de produits multimédia. Etant donné que notre offre - et la demande de nos clients - tend de plus en plus vers des produits interactifs, il est par conséquent probable qu'internet - ou plus précisément un extranet - ou plus précisément un extranet protégé - gagne graduellement du terrain sur les transmissions par satellite.

Certaines agences étrangères caressent de grandes ambitions dans le domaine d'Internet, notamment en exportant leur savoir-faire. A ce titre, l'AFP a collaboré à la mise sur pied d'un méga-site en langue chinoise sur la coupe du monde de football; l'AFP prépare également un portail olympique. Avez-vous des projets similaires?
Non, car notre force est la création du contenu national ; nous n'avons pas l'intention d'attaquer des domaines nouveaux pour lesquels nous ne disposons pas d'avantages comparatifs.

Philippe D. Monnier pour l'AGEFI, 07.04.00

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Médias: Au cœur des grandes manœuvres

"Big is back." L'Internet, qui rend possible l'accès à l'information et la communication à l'échelle mondiale, est le théâtre d'un vaste mouvement de concentration, qui oblige les géants des médias à s'adapter à la nouvelle donne. En janvier dernier, America Online (AOL), le premier fournisseur mondial d'accès au réseau Internet s'est ainsi offert Time Warner, le premier groupe de communication du monde. Triomphe de la Net économie: le premier pèse alors 165 milliards de dollars en Bourse, et le deuxième 83 milliards. Quelques jours plus tard, le Britannique EMI, plus que centenaire, s'alliait à Time Warner pour former le numéro un mondial de la musique.
Récemment, Edgar Bronfman, le président du canadien Seagram (Universal Music, Universal Studios, vins et spiritueux…), indiquait que son groupe était en discussions avec "un tas de compagnies" tout en refusant de commenter les rumeurs d'alliance avec New Corp. "Un tas de compagnies ont un tas de conversations avec un tas d'autres compagnies pour voir comment elles pourraient travailler ensemble, renforcer leurs activités actuelles et créer de nouveaux modèles économiques, a-t-il déclaré. La convergence qui se dégage entre nouvelles technologies et modèles économiques existants impose ces discussions." Et dans ce contexte, beaucoup s'interrogent sur les réactions du portail Yahoo ! , grand rival d'AOL, les groupes de médias Viacom ou News Corp de Rupert Murdoch (Fox TV), Disney et la compagnie de télécommunications AT&T, premier câblo-opérateur aux Etats-Unis. "Je ne serais pas étonné que Disney ou Viacom soit racheté par Yahoo ! ou Microsoft", commentait dernièrement dans le Wall Steet Journal le dirigeant d'un grand groupe de médias. Un rapprochement entre Yahoo ! et Disney, qui possède une série d'actifs dans les médias (réseau télévisé ABC, chaîne sportive ESPN, studios de cinéma…), est une des hypothèses évoquées par les experts du secteur.
En Europe, la situation est très différente car il n'existe pas de géants de l'Internet, comparables aux américains Yahoo ! et AOL. Mais face aux bouleversements qui ont frappé l'Amérique, les géants des médias Lagardère, Vivendi, Bertelsmann sont à l'affût. Ils sont bien décidés à profiter de la toile pour diffuser leur contenu, cherchent à s'imposer par de vastes alliances. Les chaînes de télévision se préparent à la télévision de demain, qui permettra au consommateur d'acheter des programmes à la demande et de recevoir sur son poste toutes sortes de services (messagerie électronique, services à distance…).
En France, Lagardère (Hachette, Europe 1, CanalSatelite…) a choisi de se recentrer sur les services et les programmes. Il a vendu son fournisseur d'accès Internet Club Internet à l'Allemand T-Online contre 6,5 % du capital de la filiale de Deutsche Telekom. Les deux groupes ont signé un accord de contenu, "non exclusif".
Vivendi qui est présent dans la télévision, l'édition et le téléphone, s'est rallié au britannique Vodafone Airtouch, fin de créer le portail multiservices MAP. Il cherche à étoffer son offre de services pour les téléphones mobiles et les téléviseurs. "Des tuyaux vides, cela sonne creux", déclarait, il y a quelques temps, Jean-Marie Messier, président de Vivendi. Et une chaîne de télévision comme TF1 a développé une filiale TF1 Interactive pour créer des portails web thématiques dans lesquels elle apportera ses contenus. M6 n'est pas en reste. Elle investira 100 millions de francs cette année dans un projet de fourniture d'accès Internet.
Cette convergence condamne-t-elle les médias traditionnels ?
"Le Net et le support papier vont de pair. Nous pensons que les sites constituent la meilleure incitation pour s'abonner au Financial Times, affirmait récemment David Bell, président du Financial Times dans une interview au Figaro économie. Nous ne voyons aucun signe de la part d'Internet qui réduirait la part des ventes des journaux. Nos tirages n'ont cessé d'augmenter." Certes, l'Internet contraint les médias traditionnels à repenser leur stratégie pour garder le leadership en ligne, mais "le Net ne cannibalise pas les médias traditionnels", selon une récente étude du cabinet Forrester. "Les consommateurs ne consacrent pas moins de temps aux médias traditionnels une fois qu'ils sont connectés", estiment les responsables de l'étude. "En fait, en plus de deux ans, ils ont doublé leur temps en ligne par semaine, mais consacrent aussi deux heures de plus à la lecture de journaux et magazines, hors ligne".

M.V. pour le FIGARO économie 4.2000

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Start-up - Les prémices du cybermanagement

Les nouvelles technologies modifieront-elles la façon de travailler dans les entreprises ? A long terme, il n'est guère douteux que l'information en réseau bouleversera les comportements. Elle a déjà commencé à la faire dans quelques start-up qui élaborent des organisations audacieuses.
"On fait du pilotage de rallye. Et, parfois, on se fait peur dans les virages." Pierre Chappaz, ancien directeur marketing d'IBM Europe et fondateur de Kelkoo, un guide d'achat sur Internet, reconnaît avoir frôlé au moins une fois la sortie de route. C'est un pléonasme que de dire que tout va vite dans une start-up, c'est la définition même du cybermanagement. "Toutes les start-up sont en surchauffe et sont confrontées à des événements que personne ne maîtrise", explique Pascal Huron, PDG d'Europe conseil. L'agence vient de réaliser une étude sur le management de 40 "jeunes pousses" : "Interrogés sur les facteurs qui pourraient entraîner l'échec de leur projet, les dirigeants évoquent à 77% les risques d'une gestion interne déficiente."
Le défi à relever n'est pas mince : il consiste à passer en quelques mois de zéro à cinquante ou cent salariés, voire beaucoup plus, pour développer une activité qui souvent n'existait pas auparavant ; autrement dit, à faire du dragster dans le brouillard, pour rester dans les comparaisons automobiles. "Le problème des start-up est le manque chronique de structures. Or, un créateur doit prendre conscience que la mise en place de standards est nécessaire à l'hyper-croissance", souligne Philippe Brawermann, fondateur de Reef et ancien responsable Europe de Cisco.
C'est dans ce "no man's land" du management que la jeune pousse, qui ne se reconnaît ni dans la PME traditionnelle, ni évidemment dans la très grande entreprise, cherche sa voie. Alors elle innove. Organisation moléculaire, organisation spaghetti : dans le domaine du management aussi, les créateurs savent faire preuve d'imagination. Spaghetti ? "Un site portail européen a mis en place une organisation où le désordre induit par une hiérarchie plate reste apparent car neutralisé par des valeurs et process qui composent la "sauce" commune dans laquelle chaque salarié baigne", explique l'étude d'Europe conseil. En clair, chaque salarié sait, malgré l'absence d'organigramme classique, qui sont ses interlocuteurs et quels sont les modes d'action pour une situation donnée.
Reef, pour sa part, a été l'un des précurseurs du modèle "moléculaire". S'opposant à l'organisation pyramidale traditionnelle, ce type de management consiste à créer "des pôles reliés entre eux", explique Philippe Brawermann. Chaque pôle, ou équipe, se forme ou se dissocie selon les projets et les objectifs à atteindre. Ainsi, un salarié peut passer successivement du rôle de chef d'équipe à celui de membre de base d'une autre. "Tous les salariés sont formés à la prise de décision suivant un modèle bien défini", ajoute le PDG de Reef.
Qu'il soit très théorisé, comme chez Reef, ou un peu moins, comme dans les start-up embryonnaires, le management repose finalement sur deux piliers : la circulation de l'information et la responsabilité des salariés. "La quasi-unanimité des dirigeants interrogés dans notre étude s'accorde sur le fait qu'un partage efficace de l'information en interne est crucial pour la réussite de son projet", souligne Pascal Héron. Les nouvelles structures s'approprient plus rapidement que les autres les outils de communication moderne, genre e-mail et intranet.
Surtout, les start-up ne souffrent pas des rigidités qui freinent les entreprises classiques. Ce n'est pas tant que les outils ou les compétences soient révolutionnaires, mais le contexte, en revanche, l'est. "Tous les salariés sont arrivés en même temps, ou presque, dans l'entreprise. Ils sont prêts à travailler ensemble et à partager. Personne n'est là depuis trente ans avec son pré carré et ses habitudes", explique Christina Johren, directeur financier depuis l'automne dernier chez Spray France.
"Parfois certains gardent pour eux l'information, considérée comme source de pouvoir. Mais on les remarque assez vite et on leur réexplique nos méthodes", ajoute Philippe Brawermann.
Mais la clef du succès reste l'engagement des salariés. "Slow to hire, quick to fire" (recruter lentement, virer rapidement) est l'une des règles de Reef. Spray France, créé en quelques mois, fin 1999, a dû faire face à un afflux de demandes d'emploi. "Nous avons traité plus de 1'000 CV, dont 200, au moins, de très grande qualité en vue de 50 recrutements", raconte Tomas Fellbom, président de Spray France. "Le recrutement repose autant sur des critères psychologiques que sur le seul curriculum vitae." Mikalla Vuillermet, 24 ans, n'avait jamais utilisé Internet avant d'être embauchée chez Spray en tant qu'assistante aux partenariats. Mais, outre son dynamisme, elle parle cinq langues !
Même phénomène, chez Kelkoo : "Notre directeur marketing a 26 ans. Or, il m'épate tous les jours", reconnaît son patron. Le risque ? "Des gens peuvent craindre de prendre trop de responsabilités par peur de se tromper. Donc ils ne prennent pas de décision", observe Tomas Fellbom. "Il faut savoir coacher les plus jeunes sans faire le boulot à leur place", renchérit Pierre Chappaz.
Enfin, il y a l'argent. Bien sûr, l'esprit pionnier, l'aventure, les responsabilités expliquent la motivation des équipes.
Mais tout le monde est là aussi pour gagner de l'argent ! D'ailleurs, les dirigeants ne se gênent pas pour faire miroiter des gains équivalents à plusieurs fois le salaire annuel en cas de succès.
Chacun a en tête les secrétaires millionnaires de Microsoft et les retraités à 40 ans de Cisco. D'où un surinvestissement dans le travail, des journées de 12 heures, des week-ends de présence dans la Silicon Sentier. Même si un patron relativise : "Les horaires à rallonge, comme dans les grandes entreprises, peuvent relever d'un certain snobisme."

Le Figaro économie, mercredi 29 mars 2000, Nicolas Daniels

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Internet : La Poste - deux nouvelles prestations lancées

Le géant jaune lancera notamment le "secure mail", qui permettra de savoir qui se cache vraiment derrière une adresse. Le système permettra également d'assurer qu'un mail est bien arrivé, par le biais d'une sorte d'"accusé de réception". L'autre prestation mise sur le marché est le "mail to paper". Elle offrira la possibilité d'envoyer des e-mail aux personnes qui n'ont pas d'adresse Internet. Le message sera imprimé sur papier et le destinataire le recevra dans sa boîte aux lettres. Ces deux prestations devraient être commercialisées dans la seconde partie de l'année. Les coûts n'en sont pas encore connus. Le e-commerce est extrêmement important pour La Poste, selon son porte-parole M. Hennin. "Il génère un flux de colis, transports de marchandises, lettres et paiements et permet d'alimenter les activités de nos métiers de base."

La Liberté, samedi 4.03.2000, ATS

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CONSOMMATION : Tout, tout, tout sur l'emballage

CATALOGUE

Quand on produit une marchandise, l'emballage a son importance. Il doit assurer une protection maximale, et les matériaux utilisés doivent être respectueux de l'environnement. Mais en plus, l'emballage se doit de faire vendre, en permettant une identification efficace. Le tout à moindre prix ! Pas facile de maîtriser une telle quadrature du cercle. Binker Medien AG édite donc le catalogue suisse de l'emballage, disponible uniquement en allemand sous le titre Schweizer Verpackungs-Katalog. Trois cent vingt pages d'adresses et de conseils, où sont également présentées les principales nouveautés dans ce secteur. On y parle aussi bien de design que de recyclage. Du présentoir au code-barre des étiquettes, vous saurez tout sur l'emballage.

Schweizer Verpackungs-Katalog, édité par Binkert Medien AG, 320 pages, renseignements par téléphone au 062 869 79 00, ou sur le site www.schweizerverpackungskat.ch

La Liberté, mardi 29.02.2000, JS

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L'usage d'Internet progresse - la consommation de papier aussi

Le "bureau sans papier" est définitivement rayé des prévisions alarmistes d'un récent passé. On sait aujourd'hui que la demande de papier croît avec la recherche d'informations diverses. En dépit même du boom d'Internet. Les médias électroniques stimulent en fait le désir de disposer de multiples renseignements complémentaires généralement imprimés.

Une étude réalisée dernièrement en France démontre que chaque phase de développement de la communication électronique engendre une hausse notable de la consommation de papier. De l'avènement de la télévision, au début des années cinquante, à l'introduction du Minitel en France, au cours des années septante. Jusqu'à la toute récente progression suscitée par le fulgurant essor d'Internet.

Des études de marché de plus vaste envergure, effectuées par les chercheurs du Boston Consulting Group, ont confirmé cette relation directe entre l'expansion des vecteurs électroniques d'information et l'augmentation de la diffusion d'imprimés.

Pour le seul papier journal, ils pronostiquent une légère diminution après l'an 2003, vraisemblablement due à une régression du volume des petites annonces sous rubriques, plus couramment propagées par Internet. Quant aux beaux papiers sans bois, pour les imprimés de haut niveau qualitatif surtout, les techniciens-conseils du Boston Consulting Group prévoient un taux de progression annuelle de l'ordre de 3,3 %.

Dans notre pays, l'effectif des internautes a augmenté de 230 % au cours de ces deux dernières années. Actuellement, plus de 1,7 million d'Helvètes recherchent prioritairement des informations sur le Web. 20 % d'entre eux font régulièrement usage du trafic électronique des paiements. Ils sont par contre 12,6 % seulement à effectuer quelques achats par cette voie : le commerce électronique en est encore à ses balbutiements. Auparavant limité aux postes de travail bien équipés, l'usage d'Internet s'est répandu dans les chaumières. La structure des internautes "à domicile" tend dès lors à se modifier. Jeunes et personnes âgées relaient les surfeurs de 20 à 39 ans qui constituaient largement le plus gros effectif de la phase pionnière.

Contactif 1.2000, Baumgartner Papier SA

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La couleur lilas est une marque

Kraft Jacobs Suchard a démontré que le public associe cette couleur au chocolat.

La couleur lilas a pu exceptionnellement figurer sur la liste suisse des marques à protéger car la majorité des consommateurs qui la voient pensent immédiatement à du chocolat Suchard, a indiqué récemment l'Institut fédéral de la propriété intellectuelle (IFPI) à Berne.

En publicité, Kraft Jacobs Suchard vante le bon lait de ses chocolats en mettant en scène une vache peinte en lilas. Sondage à l'appui, le fabriquant suisse a démontré que la plupart des personnes interrogées associent le lilas à une vache et la vache à une marque précise de chocolat. La couleur est protégée depuis le 21 novembre 1995.

ATS - 2000

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Publicité: Le bonheur des uns…

Agences
Les agences de publicité suisses ont enregistré une croissance moins forte l'année passée, en dépit de l'embellie qui règne dans la branche depuis deux ans. Elles tablent sur une amélioration en 2'000. La croissance s'est aussi révélée inégale selon les agences. " Dans notre métier, il faut compter avec l'imprévisible ", expliquait hier Diana Strebel, présidente de l'Union suisse d'agences-conseils en publicité (USC). Car les revirements des clients ne sont pas rares, faisant le bonheur de certaines agences mais le malheur des autres, qui se voient privées des budgets convoités.
Au total, les recettes brutes des 71 membres de l'USC se sont inscrites l'an passé à 397,6 millions de francs. En hausse de 5,6 %, elles affichent toutefois une croissance moitié moins élevée qu'en 1998 (10,7 %), année particulièrement faste pour la branche publicitaire, relève la principale organisation publicitaire de Suisse.
Les budgets gérés par les agences ont progressé dans les mêmes proportions. Ils se sont élevés à 2,652 milliards, soit 5,5 % de plus qu'en 1998. Là encore, la progression est moitié moins élevée qu'un an plus tôt.

Délais trop courts
Dans l'ensemble, les agences estiment que leurs conditions de travail se sont détériorées. " Elles souffrent principalement d'une pression accrue sur les délais, ce qui nuit à leur créativité ", a expliqué Diana Strebel, au terme de l'enquête annuelle menée par l'USC auprès de ses membres.
Autre problème relevé par les agences : le manque de personnel qualifié. " Le marché est en train de s'assécher " a souligné Mme Strebel. L'USC entend combattre la pénurie en améliorant la formation.

Amélioration en 2000
Pour l'année en cours, la fédération affiche un optimisme plus marqué. Près de 70 % des agences interrogées tablent sur une hausse de leur chiffre d'affaires. En moyenne, cette amélioration est estimée à 11,5 %.
Les agences classent le secteur des télécommunications comme leur principal marché d'avenir. La libéralisation leur a rendu un fier service, avec la multiplication des acteurs dans la branche. Viennent ensuite l'informatique, puis les banques, la chimie et la pharmacie.

ATS La Liberté 09.02.00

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