2004

Entreprises: Un guide pour communiquer avec la presse
2004 publicité suisse: "Le pire est passé pour la publicité" !!??
Censure: Professionnels du marketing sur le pied de guerre
PubliGroupe a acquis Cinecom: Publicité dans les médias électroniques
Acheminement des journaux: La Poste et les éditeurs s'entendent


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Un guide pour communiquer avec la presse

Entreprises : La Promotion économique et l'Association des journalistes fribourgeois publient un guide pratique.

Doubler ses exportations, obtenu une certification ISO, former des apprentis ou introduire le chômage partiel: la vie des entreprises est rarement paisible. Pourtant, elles ne ressentent pas toujours le besoin d'informer, ou le font seulement dans un souci de marketing. "Trop souvent, dans les milieux économiques, le journaliste a mauvaise presse. Dans le même temps, tous les entrepreneurs ne communiquent pas, de peur de ne pas savoir y faire, ou d'être mal compris. Fondamentalement, l'économie et la presse ne poursuivent pas les mêmes objectifs. Mais améliorer la compréhension des uns envers les autres est possible. Médias et entreprises, chacun doit faire un pas dans la direction de l'autre. Ce guide doit y contribuer", observe le président d'Impressum Fribourg (Association des journalistes fribourgeois), Patrick Vallélian, également rédacteur à La Liberté.
Le guide? Impressum et la Promotion économique du canton publient en commun un fascicule de seize pages destiné aux entreprises. "Communiquer avec les médias mode d'emploi" contient de nombreux renseignements et règles du jeu utiles dans les contacts avec la presse. "Nous avons opté pour une formule extrêmement simple et directe qui présente des exemples concrets, avec des questions-réponses, des listes, des adresses, bref, des données les plus concrètes possibles", souligne Patrick Vallélian.

Pourquoi informer?
Le guide a été tiré à 900 exemplaires, dont 300 en allemand. Il s'articule autour des questions premières que se posent les entrepreneurs: Pourquoi informer? Sur quoi? Quelles sont les règles du jeu? Comment, et qui contacter? Le fascicule détaille également les ingrédients nécessaires à l'organisation d'une conférence de presse et à la rédaction d'un communiqué. Il explique en outre les contraintes particulières auxquelles sont confrontés les médias électroniques.

Le guide "Communiquer avec les médias-mode d'emploi" peut être téléchargé à partir
des sites Internet de Impressum Fribourg : www.impressum-fribourg.ch et de la Promotion économique du canton de Fribourg : www.promfr.ch (>News>Downloads). II est également possible de se le procurer en appelant la Promotion économique, au 026 425 87 00.

La Liberté, Vincent Chobaz, 2004

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2004 Publicité suisse

Une interview récente de Hans-Peter Rohner, dans Market magazine, titrait "Le pire est passé pour la publicité". Cette affirmation est positive mais un peu facile. Ces dernières années la décente a été forte et de nombreuses entreprises de la branche, grandes et petites, ont dû écoper pour tenir les flots.
Publigroupe Publicitas est passé par au moins trois restructurations. Le chiffre d'affaire remonte certes mais après une méchante décente aux enfers et quelques expériences malheureuses, cuisantes sur certains marchés comme internet, avec une perte de plus de 100 millions avec la société mmD et Real Media aux USA.

Après 3 années de baisses successives, 2004 s'annonce bien pour Publigroup, les chiffres sont là pour le prouver. Le chiffre d'affaire regrimpe. 986 millions au premier semestre. Le bénéfice est visible 32,5 millions au 1er juillet 04. Avec 2'680 employés, la société a réussi à réduire les charges d'exploitation de 7 millions.

Publigroupe, No1 en Suisse comme régie d'annonce, a toujours son siège à Lausanne. Pour combien de temps ? Ces dernières années, plusieurs entreprises alémaniques ont été rachetées ou des participations ont été prises de l'autre côté de la Sarine. Pour la Suisse romande, il est très important que des sociétés de cette taille, leader et spécialisées, restent ici, avec leur centre de décision. Que font les élus romands, à Berne, pour améliorer la compétitivité commerciale de la Romandie ? Poser la question, ce n'est pas y répondre.
Espérons le trend de Publigroupe se confirme à la fin de 2004.

Market magazine 2004

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La censure ennemi publicitaire

Les professionnels du marketing sont sur le pied de guerre pour lutter contre les interdits publicitaires. Craignant une possible dérive, ils se sont alliés pour lancer une campagne de prévention contre une censure qu'ils jugent excessive.

Le spectre de la censure fait frissonner le petit monde des publicitaires, qui s'organisent et lancent une campagne "pour démontrer l'absurdité de la censure et des lois restrictives", comme le déclare Cornelia Harder, directrice de l'agence zurichoise Publicis et responsable de la campagne. La fronde s'organise face à la montée des interdits, devenus effectifs dans le canton de Genève où tabac et alcools forts sont désormais bannis de l'espace public. Les principales associations professionnelles de la communication et du marketing se sont regroupées pour former l'Alliance contre les interdictions de publicité, dont la première campagne a été montrée en avantpremière lors de la Journée de la publicité. Dans cette campagne, d'envergure nationale, plusieurs sujets seront déclinés sous forme d'affiches et de spots diffusés au cinéma et à la télévision.
Présentée comme une "arme de défense de la liberté d'expression dans la publicité", la campagne ravive les vieux démons de la censure avec un visuel simple et frappant: des affiches oblitérées de grands caches noirs. Plusieurs annonceurs se sont prêtés au jeu et ont livré des campagnes existantes aux mains des graphistes-censeurs qui les ont balafrées. "Un principe qui offre une grande souplesse et n'engage quasiment pas de frais", ajoute Cornelia Harder.
Quelques traits noirs et les images connues ailleurs deviennent le support de revendications autant politiques que commerciales. Le geste est si simple qu'il en est caricatural "C'est une campagne de mobilisation contre les interdictions et pour lui donner le maximum d'impact, il fallait un visuel puissant", souligne Cornelia Harder.

Les dangers de la censure
La réduction visuelle du message de la censure est certes très efficace en terme d'impact, mais brandir une telle menace, n'est-ce pas exagéré? Si les professionnels du marketing se défendent, c'est donc qu'ils se sentent attaqués. Leur crainte: voir s'étendre les interdictions aujourd'hui limitées à l'alcool et aux cigarettes à d'autres produits. Ils craignent également que la décision genevoise ne fasse des émules. Plusieurs motions ont déjà été déposées dans ce sens dans plusieurs cantons de Suisse. La décision, que seul le canton de Genève a pour l'instant entérinée, va pourtant dans le sens de la convention contre le tabagisme récemment signée par les 192 représentants de l'Organisation mondiale de la santé.
Pourquoi une telle levée de boucliers? "Il faut faire de la prévention contre la censure et en rappeler les dangers. On ne peut pas prendre le risque de la voir s'appliquer à d'autres secteurs. L'alimentation rapide, par exemple, pourrait être visée. Mac Donald's a déjà fait l'objet de plaintes, consécutives à des problèmes d'obésité", répond Cornelia Harder. Il s'agit donc d'un côté comme de l'autre de censure préventive, mais si l'on s'attaque d'un côté à un problème de santé publique, de l'autre on s'efforce de protéger un marché au nom d'éventuelles dérives. Car, comme l'a évoqué l'humoriste Lova Golovtchiner lors de la Journée de la publicité le 9 mai dernier à Lausanne, "tout peut être source de danger: de la voiture à la glissante peau de banane".
Mais la caricature est-elle de mise alors que la publicité vante encore aujourd'hui des produits, certes commercialisés légalement, mais dont on connaît les dangers et les coûts qu'il engendre? D'ailleurs, il faudrait éviter d'assimiler le tabac à n'importe quel produit. "Le tabac n'est pas un produit comme les autres et sa publicité doit se faire dans une mesure appropriée", explique Raymond Pantet, directeur des affaires publiques de Philip Morris SA, qui ne s'est d'ailleurs pas engagé au côté de l'Alliance contre les interdits publicitaires.

Les dangers de l'amalgame
Sous le couvert d'une action militante, voire philanthropique - défense de la liberté d'expression, etc. - l'Alliance contre les interdits publicitaires ne nous servirait-elle pas un discours à la sauce prosélyte? Il faut dire que le bannissement du tabac de l'affichage public représente un important manque à gagner. Pour faire leur publicité, les cigarettiers dépensent entre 100 et 120 millions de francs par année en Suisse. Une somme considérable, qui pourrait échapper aux publicitaires si les interdictions devaient se généraliser.
Mais au-delà du profit, il s'agit d'un problème de santé publique. De nombreuses maladies souvent mortelles sont associées au tabac et les associations antitabac voient d'un bon oeil l'éviction des cigarettes du paysage publicitaire. "Il existe un corollaire entre la masse publicitaire et ce que fument les jeunes, indique Anne-Catherine Merz, responsable de Cipret-Vaud. La visibilité du produit, associé dans la publicité à des valeurs positives, est dangereuse parce qu'elle en fait oublier les risques". Les cigarettiers eux-mêmes ne semblent pas particulièrement indisposés par les mesures d'interdictions et comptent notamment sur des processus législatifs lents pour avoir le temps de se retourner. De plus, pour Raymond Pantet, "le tabac est un marché à forte concurrence. Ce qui compte c'est que tous les acteurs d'un marché soient sur un pied d'égalité. Si une variable disparaît, il faut qu'elle disparaisse pour tout le monde". A voir avec quelle facilité les professionnels du marketing ont réussi à mettre sur pied une campagne de défense nationale, qui plus est frappante et peu coûteuse, on aimerait croire que cette belle énergie pourra, un jour, être mobilisée pour d'autres causes que la défense des droits des annonceurs.

La nouvelle capitale de la pub
Pour la première fois cette année, la Journée suisse de la publicité était organisée en Suisse romande. 170 participants se sont rendus à la Maison de la communication, sur l'invitation de la Fédération romande de publicité, début mai à Lausanne. Au programme, assemblées générales, présentation en avant-première de la campagne contre les interdits publicitaires, discours du président d'Edipresse et interlude animé par Lova Golovtchiner, sur le thème "on peut tout interdire parce que tout est dangereux".
A cet événement s'ajoute cette année le 75e anniversaire de la Fédération romande de publicité (FRP). Pour Jean-Marc Brandenberger, président de la FRP, "l'organisation de la Journée de la publicité à Lausanne était aussi une façon de montrer que les Romands sont dynamiques". Dynamique comme se veut la FRP, qui promet plus d'activités à ses 450 membres et se paie un lifting pour célébrer ses 75 ans: changement de logo et refonte du site Internet.

Market Magazine, Stéphane Gachet, juillet-août 2003

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PubliGroupe s’intéresse à la publicité dans les médias électroniques

Le groupe a acquis Cinecom. La société zurichoise constitue l’embryon d’une nouvelle division active dans la pub pour la télévision, la radio et le cinéma.

PubliGroupe veut bâtir une division dédiée aux médias électroniques. La rachat de la société zurichoise Cinecom annoncé hier est un premier pas dans cette direction, a dit à “L’agefi“ le directeur général du groupe de courtage de publicité lausannois Hans-Peter Rohner. “Nous allons évaluer le résultat de cette opération, avant d’envisager une éventuelle deuxième acquisition.“ Avec un chiffre d’affaires de 70 millions de francs l’année 2004, la société zurichoise a une part de marché de 7% dans la publicité pour la télévision, la radio et le cinéma, un marché de 38 millions de francs, représente la moitié du chiffre d’affaires. Selon l’ancien actionnaire majoritaire Peter Gmür, Cinecom est seul dans ce domaine en Suisse.

PubliGroupe ne dirait pas non à une part d’IP Multimedia

Les autres affaires concernent le courtage de publicité pour la fenêtre suisse de la chaîne de télévision allemande “Sat. 1“. Comme d’autres, la société cherche aussi à développer une activité dans les écrans plats placés dans les surfaces d’achats.

Globalement, Cinecom est numéro trois du courtage de publicité pour les médias électroniques en Suisse. Le numéro un est publisuisse, filiale de SRG SSR idée suisse, et le numéro deux IP Multimédia, une société zurichoise dont 54% du capital appartient au groupe zurichois goldbach media.

IP Multimedia vend des espaces publicitaires pour plusieurs chaînes de télévision allemandes, la fenêtre publicitaire helvétique de la chaîne française M6 et la nouvelle chaîne musicale romande TVM3, ainsi que pour des radio locales des deux côtés de la Sarine. Quant à savoir si PubliGroupe est intéressé par une participation dans cette société, son directeur général n’a pas exclu cette option si l’opportunité devait se présenter.

Auparavant, les activités de PubliGroupe dans ce marché étaient marginales. Les négociations avec Cinecom ont été initiées par PubliGroupe. Les aspects financiers sont gardés confidentiels. La transaction a porté sur l’entier du capital, la part de Peter Gmür, ainsi celles de deux actionnaires minoritaires, parmi lesquels le CEO Mathias Luchsinger. “Les médias électroniques présentent un potentiel de croissance intéressant“, estime Hans-Peter Rohner.

Le groupe lausannois désire aussi se développper dans ce secteur à l’étranger. Mais, échaudé par des investissements malheureux aux Etats-Unis et dans la publicité en ligne, il veut d’abord faire un premier pas en Suisse, “un environnement que nous connaissons bien“, avant de se lancer dans un métier ou un marché inconnu, a relevé son directeur général.

Le changement de propriétaire ne changera rien pour Cinecom, qui emploie 52 personnes. La société restera indépendante à l’intérieur du groupe lausannois et garde son CEO. En outre, Mediapresse Pub conservera la représentation romande. “Nous avons un contrat de plusieurs années“, a relevé le directeur de la société lausannoise Olivier Bloch.

Hans-Peter Rohner maintient les objectifs pour 2004

Selon Peter Gmür, l’affiliation au groupe lausannois est une bonne perspective pour Cinecom. Notamment, le financement de la nummérisation de la publicité pour les cinémas, un projet coûteux, est assuré. Selon Peter Gmür, cette nouvelle technique doit dynamiser ce domaine, dans la mesure où elle est moins coûteuse et plus souple que le film.

L’apport de Cinecom n’aura pas d’influence notable à court terme sur les résultats de PublilGroupe. Ce dernier a pesé l’an 2004 1,935 milliard de francs de chiffre d’affaires, en baisse de 10% par rapport à 2003. Le groupe a recentré ses activités et coupé dans ses coûts. L’exercice 2003 s’est soldé par un bénéfice de 58 millions, contre une perte de 30 millions l’année précédente, creusée par des amortissements aux Etats-Unis.
Hans-Peter Rohner maintient ses objectifs pour cette année, soit une hausse “importante“ du résultat d’exploitation et un bénéfice net au niveau de celui de l’an 2004.

PubliGroupe ne tourne pas le dos à l’écrit

S’il veut se développer dans les médias électroniques, PubliGroupe n’entend pas pour autant tourner le dos aux médias imprimés, qui représente 75% de son chiffre d’affaires, a dit Hans-Peter Rohner. Selon lui, le poids des trois régions linguistiques dans les activités est équilibré. Le groupe a d’ailleurs annoncé mardi une collaboration avec le groupe NZZ, dans le cadre de laquelle il reprend la régie publicitaire des deux titres phares de ce dernier, la Neue Zürcher Zeitung et NZZ am Sonntag.

Malgré la reprise, la presse et les courtiers en publicité souffrent de la baisse des revenus publicitaires et le secteur connaît depuis quelques années une phase de consolidation. Certains pensent en outre que les médias électroniques vont augmenter leur poids dans la manne publicitaire, qui a été l’an dernier de 24%, contre 65% pour l’écrit, selon les données de Media Focus. En outre, PubliGroupe dépend beaucoup en Suisse romande d’un gros client, Edipresse.

L'Agefi, 28.06.2004
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La Poste et les éditeurs s'entendent sur l'acheminement des journaux

Le nouveau système adopté permettra des économies de l'ordre de 10 millions de francs par année.

La Poste et les éditeurs suisse de journaux se sont mis d'accord sur un nouveau système pour l'acheminement des journaux et magazines aux abonnés. Mis en place dans la nuit du 8 au 9 août, il permettra des économies de 10 millions par année.
Le nouveau système comportera quatre centres de transbordement situés à Lausanne, Berne, Hunzenschwil (AG) et Zurich, a indiqué mercredi La Poste dans un communiqué. Les éditeurs pourront aussi déposer leurs journaux dans des centres courrier, des plates-formes de transport et directement dans certains offices postaux.
La situation ne satisfait qu'à moitié les éditeurs. "Nous sommes contents d'avoir trouvé une solution et que La Poste ait fait un effort pour les éditeurs périphériques. Mais dans l'ensemble, ce n'est pas une amélioration du système, plutôt une péjoration", a expliqué à l'ats Alfred Haas, secrétaire général de
Presse Romande.

Délai de bouclage
L'acheminement des journaux périphériques "Nouvelliste" et "Quotidien Jurassien" notamment vers la Suisse alémanique constituait le noeud du problème. Une solution transitoire a été trouvée en repoussant provisoirement l'heure-limite de remise des journaux à La Poste pour la distribution outre-Sarine.
Reste à trouver rapidement une solution durable. La balle est dans le camp des journaux régionaux qui devront s'adapter techniquement ou modifier leur organisation. Il n'est pas exclu que certains doivent avancer leur délai de bouclage.
"C'est une hypothèse très vraisemblable", reconnaît Alfred Haas. Le secrétaire général de Presse romande, l'association des éditeurs, craint que certains journaux ne puissent plus rendre compte des informations tombées en soirée, comme les Conseils communaux ou certains résultats sportifs.
"Pour l'instant, il semble que les délais rédactionnels sont sauvegardés. Mais nous restons très attentifs, car cette situation n'est pas coulée dans le bronze", explique Mathieu Fleury, secrétaire central d'impressum, le syndicat des journalistes. Du côté de La Poste, la nouvelle organisation implique la suppression de quelque 130 emplois. Un plan social vient d'être négocié avec les syndicats.
En se mettant autour d'une table, La Poste et les éditeurs ont cherché à compenser les conséquences d'une coupe de 20 millions dans l'aide à l'acheminement des journaux. Jusqu'à fin 2003, la Confédération allouait à La Poste 100 millions par an pour couvrir les coûts non couverts du transport des quotidiens et périodiques.

ATS, 17.06.2004
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