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[ Deutsches Lexikon ]


Académie :
C'est en 1655 que fut décidée la création d'une Académie Royale de Peinture et de Sculpture qui avait le privilège de l'enseignement artistique.
  Académique :
Art répondant aux règles établies par une Académie.
  All-over :
Composition sans limite ne tenant compte d'aucune règle de perspective (Expressionnisme abstrait).
  Anamorphose :
Lorsque les lois de la perspective furent vraiment maîtrisées (XVIe siècle), certains peintres ou dessinateurs déformèrent par jeu, scènes ou objets qu'ils représentaient, les rendant illisibles. Ce n'est qu'en les regardant dans un miroir cylindrique ou conique qu'objets ou scènes reprennent leur apparence.
  Aquarelle :
Additionnée de gomme arabique, cette peinture à l'eau s'utilise sur du papier ou du carton. Elle est transparente et ne comporte pas de blanc. Utilisée au Moyen Age, elle réapparaît au XVIIIe siècle puis à la suite des peintres anglais (Turner). Revient à la mode au XIXe siècle.
  Aquatinte :
Utilisant le procédé de l'eau-forte, le graveur obtient l'impression du lavis par projection de graines d'émeri sur le vernis dur qui le perforent et permettront à l'acide de mordre la plaque métallique.
  Autoportrait :
Peintres et sculpteurs se sont souvent représentés eux-mêmes ; autosatisfaction, projection de soi-même, les raisons sont multiples, sans oublier la plus simple : ne pas payer un modèle.

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Bestiaire :
Le Moyen Age appréciait ces textes montrant les caractères des animaux et leur symbolisme ; sculpteurs, enlumineurs, liciers s'en inspirèrent largement. Le XXe leur redonnera sa faveur par l'intermédiaire des surréalistes séduits par ce mélange de réel et d'imaginaire.
  Bistre :
Ce mélange de suie, d'eau et de gomme arabique fut employé jusqu'au XXe siècle dans la technique du lavis.
  Bitume :
Goudron, plus huile de lin, plus cire donne cette peinture d'un beau brun presque noir, qui malheureusement, ne se conserve pas.
  Brosse :
Pinceau large et plat qu'on utilise pour la peinture à l'huile et pour la gouache.
  Brosser :
Peindre avec une brosse.

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Canon :
Ensemble des règles déterminant les proportions de la beauté idéale.
  Cavalière (vue) :
Consiste à représenter des villes ou des monuments comme vus d'un lieu élevé.
  Carmin :
C'est par la décoction d'une cochenille qu'on obtient cette couleur rouge.
  Chevalet :
Les peintres ont souvent recours à ce trépied pour poser leur toile. La peinture de chevalet désigne les œuvres qui ne sont ni murales ni monumentales.
  Cimaise :
Ce bandeau de moulure marquait la hauteur idéale pour accrocher un tableau, d'où l'expression aujourd'hui délaissée : " avoir les honneurs de la cimaise ".
  Cire :
Voire encaustique
  Collage :
La technique consiste à coller sur un support des éléments divers : papier peint, journal, photo, plumes… Inventé par les cubistes, le collage fut très utilisé par les surréalistes.
  Contrapposto :
Ce déhanchement du modèle représenté caractérise les styles qui ne répondent pas aux règles classiques de la frontalité : maniérisme, baroque…

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Dégradé :
Passage imperceptible d'un ton à un autre ou d'un ton au blanc ; c'est l'opposé du contraste.
  Demi-pâte :
Par rapport à l'épaisseur de la majeure partie de la couche picturale, c'est une couche allégée par de l'huile ou de l'essence.
  Demi-teinte :
Elle permet le passage insensible d'une couleur à une autre et d'obtenir un dégradé.
  Détrempe :
Pigments mélangés à l'eau, à la colle ou à l'œuf.
  Dripping :
Le peintre laisse tomber librement des gouttes de peinture sur sa toile à l'aide d'un pinceau-bâton ou d'une boîte perforée, couvrant ainsi sa toile de coulures, de balafres colorées n'opposant aucune entrave à l'instinctif de son geste (Pollock).

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Eau-forte :
Ce principe de gravure est assez simple : le dessin est exécuté à la pointe d'acier sur la couche de vernis à base de cire et de bitume qui recouvre et protège la plaque métallique. Les traits tracés à la pointe seront creusés par le passage dans un bain d'acide ou eau-forte. Rincée, séchée, la plaque est prête à être encrée.
  Effets :
Ils sont de toute sorte : de lumière, de couleur, de perspective…
  Embu :
Lorsqu'on applique une couche de peinture sur une autre qui n'est pas suffisamment sèche ou lorsque, par absence d'enduit, l'huile de la pâte est absorbée par la toile, des zones opaques peuvent apparaître.
  Encaustique (peinture à) :
Les pigments sont mélangés à de la cire chauffée, donc liquide, qui va servir de liant ; très utilisé dans l'Antiquité, ce procédé retrouvera un moment de faveur au XIXe siècle. (Delacroix).
  Enduit :
Il est indispensable d'imperméabiliser le support (mur, bois, toile) qui doit recevoir la couche picturale. De la qualité de l'enduit dépend la bonne conservation de la peinture. Les recettes sont extrêmement variées suivant les époques et les artistes : colle à la caséine - colle de gélatine - eau, farine et ammoniaque…
  Esquisse :
Réalisée à la plume, au crayon, a tempora ou à l'huile, c'est la première expression -étymologiquement "vite faite" - d'un futur tableau.
  Essence :
La présence d'un solvant, jouant le rôle de l'eau dans la peinture à la détrempe, était une condition indispensable à la pratique de la peinture à l'huile. Elle peut être d'origine organique (térébenthine) ou non-organique (white-spirit).

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Fixatif :
A base de gomme diluée dans de l'alcool, ce liquide permet de fixer les matières pulvérulentes sur leur support comme le pastel ou le fusain.
  Fresque :
Seule mérite ce nom la peinture réalisée sur un mur recouvert d'un enduit encore frais (fresco en italien). La fresque nécessite plusieurs opérations : 1. Application d'un mortier (arricio) fait de 2/3 de gros sable pour 1/3 de chaux. 2. Lissage avec un mortier fin (intonaco) fait de ½ de sable fin pour ½ de chaux. 3. Ebauche du trait à la poudre de Sinope, utilisation fréquente du poncif. 4. Mise en couleur. Tout doit être fait avant que l'intonaco ne soit sec, aucune retouche n'est possible.
  Frottis :
Ces minces couches de peinture, "frottées" sur le support, sont l'ébauche de la composition, le dessous de l'exécution.

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Glacis :
La peinture à l'huile, diluée dans du vernis ou de l'huile, utilisée en couche très mince permet les effets de transparence.
  Genre (scène de) :
Réunion plus ou moins pittoresque d'enfants, de musiciens ou de paysans, la scène de genre fut très à la mode pendant la première moitié du XVIIe siècle (Frères Le Nain).
  Grisaille :
Cette technique picturale, n'utilisant que le blanc, le noir et leurs dérivés est utilisée pour imiter les bas-reliefs.
  Grotesques :
Les frises de motifs peints, découvertes au XVe siècle dans les ruines enfouies des villas romaines appelées "grottes", furent très appréciées des peintres comme Raphaël qui s'en inspira pour les Stanze du Vatican.

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Huile :
Elle est entrée dans la composition des peintures, en plus ou moins grande proportion, bien avant que les Van Eyck (XVe siècle) ne mettent au point leur procédé. On distingue plusieurs types d'huile : les huiles essentielles obtenues par distillation de romarin, de lavande, etc., ou de baume de pin (térébenthine) - les huiles empyreumatiques, obtenues par le chauffage de la cire ou du camphre et qui sèchent très lentement - les huiles fixes, obtenues par le broyage de graines de lin, de pavot ou de noix. L'huile de lin est la plus siccative, c'est-à-dire séchant le plus rapidement.

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Icône :
L'Eglise d'Orient (Byzance, Russie, Grèce, Balkans) décore ses églises de ces peintures sur bois.

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Lavis :
Proche de l'aquarelle, le lavis utilise l'encre de Chine, la sépia ou le bistre largement étendu d'eau.
  Liant :
Voir Médium
  Lithographie :
L'artiste dessine avec des crayons gras sur une pierre calcaire de grain très fin. La couleur appliquée au rouleau ne se dépose que sur les parties dessinées. L'impression se fait sur papier à la presse. Ce procédé, apparu à la fin du XVIIIe siècle permettra, au siècle suivant, le développement de l'affiche (Chèret, Toulouse-Lautrec…).

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Marie-Louise :
Ce cache en papier est destiné à mettre en valeur le dessin encadré.
  Marouflage :
Papier ou toile peuvent être appliqués sur un mur ou sur tout autre support en utilisant une colle forte, la maroufle, composée à l'origine de colle de seigle ou d'un mélange de céruse, litharge, huile et terre d'ombre.
  Médium :
Tout liquide servant à détremper les couleurs est un médium. Il est à la fois le liant des pigments et le diluant qu'on emploie pour peindre.
  Mélange optique :
Technique essentielle de l'impressionnisme qui consiste à ne plus mélanger les couleurs sur la palette mais à les juxtaposer, purs, par touches sur la toile.
  Mortier :
Il s'agit d'un mélange de sable et de chaux.
  Mosaïque :
Cet art très ancien, relevant à la fois de la peinture et de l'architecture, consiste à incruster, dans un lit de plâtre, des culves de pâte de verre, de céramique, de pierre, de marbre. Particulièrement utilisée par les Romains, la mosaïque fait aussi largement partie du décor paléo-chrétien (Ravenne). Après un long déclin, elle a retrouvé la faveur des artistes du XXe siècle (Léger, Miró, Chagall).

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Nature morte :
Composition représentant des objets inanimés, voir des animaux morts.
  Nombre d'or :
L'organisation de la surface conditionne la qualité d'un tableau. A la suite d'observations et d'études, on a établi la structuration idéale de l'œuvre : " entre deux parties d'un tout, le rapport entre la plus grande (b) de ces deux parties et la plus petite (a) est égal au rapport entre le tout et la plus grande ",
soit :
b b a + b
-
dont le rapport s'écrit Q=1,6180.
En fait, c'est d'instinct que les grands artistes trouvent ce sens du rythme et de l'harmonie.

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Œillette (huile d'œillette) :
C'est en broyant les graines du pavot qu'on obtient cette huile qui jaunit moins que l'huile de lin.

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Pariétal :
Les parois d'une cavité, quelle que soit sa taille sont des zones pariétales. Les peintures pariétales sont donc exécutées sur les parois d'une grotte.
  Perspective :
C'est en 1435 que le Florentin Alberti écrivit un traité sur la représentation de l'espace (De la Costruzione legittima) qui devait être utilisé pendant plus de 400 ans. Sa méthode se fonde sur quatre principes : 1. La projection d'une ligne droite est une droite. 2. Les projections de parallèles au plan du tableau convergent en seul point. 3. Les orthogonales au plan du tableau convergent en un seul point. 4. La taille des objets diminue en proportion de leur distance à l'observateur.
  Pigment :
Les couleurs se présentent sous forme de poudre fine dont l'origine est très diverse. Des terres naturelles ou brûlées (Sienne), des pierres broyées (malachite, lapis-lazuli), des résidus (noir animal) on est passé au couleurs chimiques dont la variété est de plus en plus grande.
  Poncif :
Pour reproduire à l'identique un dessin sur une toile ou sur un mur, on établit un calque dont les lignes principales seront piquetées à l'épingle. On le met en place et on le tamponne avec une poche en tissu très fin, remplie de poudre rouge ou noire (spolvero). On retire le calque et il ne reste plus qu'à joindre avec un pinceau humide les pointillés obtenus par le passage de la poudre à travers les trous du poncif.
  Putois :
Ce pinceau rond en poil de putois, à l'extrémité fine et pointue, est utilisé entre autre par les peintres sur céramique.

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Sfumato :
La toile est couverte d'une succession de "lavis " de vernis à huile qui suggèrent le relief et traduisent subtilement les ombres et lumières comme si le fond du tableau se couvrait de vapeur, de fumée légère, de brume. Léonard de Vinci porta cette technique, ancêtre du clair-obscur, à sa perfection.

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Térébenthine :
Cette essence extraite du baume du pin est un excellent solvant pour la peinture à l'huile.
  Tondo :
Abréviation du mot italien rotondo, il désigne les tableaux ou les sculptures de forme circulaire.
  Ton local :
C'est la couleur caractéristique et essentielle d'un lieu ou d'un objet une fois éliminé tout effet de lumière. Cézanne excella dans cette recherche.
  Ton rompu :
Il était d'usage de casser, de diminuer l'intensité d'un ton par l'addition de gris ou de toute autre couleur. Les impressionnistes supprimèrent ce procédé en utilisant la technique du mélange optique.
  Tryptique :
L'œuvre se compose de trois parties : un panneau central sur lequel se rabattent deux volets dont les faces externes sont souvent peintes en grisailles.
  Tube :
Le conditionnement de la peinture en tube remonte au milieu du XIXe siècle. Il contribuera, en facilitant le transport des couleurs, à la formation de l'impressionnisme.

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Vernis :
Le but des vernis est de protéger la couche picturale de façon à lui conserver sa vigueur d'origine. Ils doivent être transparent et ne pas jaunir.

Xylographie :
Le graveur utilise un bois dur et dense, taillé transversalement dans le tronc, sur lequel il trace son dessin à l'aide de burins.

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