2007

Images mensongères: Manipulation des images et par les images
Crème solaire ou biscuits: Des gadgets pour gagner des votations
AOC et des IGP: Association suisse pour la promotion
AOC und IGP: Schweizerische Vereinigung zur Förderung


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Images mensongères

Une exposition de la Fondation de la Maison de l’histoire de la République fédérale d’Allemagne en collaboration avec le Centre fédéral pour l’éducation politique présentée au Musée de la communication à Berne.

Un regard aiguisé

Le Musée de la communication propose du 19 octobre 2007 au 6 juillet 2008 une exposition – intitulée “Images mensongères“ – qui interroge l'objectivité des images et montre des exemples de manipulation des images et par les images, comme la modification de matériel photo, la falsification de texte ou de contexte ou encore le mensonge à l'aide d'images réelles.

“Peut-on photographier objectivement la vérité?“, s'interroge Thomas Hoepker, journaliste et photographe. Cette question est au cœur de la nouvelle exposition du Musée de la communication, au titre éloquent d'“Images mensongères“. “Nous vivons dans un monde d'images“, explique Jakob Messerli, directeur du musée, ajoutant aussitôt: “Les images – et plus particulièrement les photographies et les films – font partie intégrante de notre vie quotidienne et imprègnent notre perception. Notre attitude face à ce flot d'images est d'autant plus surprenante. Si nous sommes habitués à faire preuve d'esprit critique envers les textes et à remettre en question leur véracité et leur intention, nous prenons les images pour le reflet de la réalité. Nous ne doutons guère de leur objectivité, nous croyons en leur authenticité. Mais toutes les images ne montrent pas la vérité absolue. Comme la parole écrite, la photographie peut mentir. C'est le sujet de notre exposition“.

“Images mensongères“ ou l'ABC du mensonge

L'exposition “Images mensongères“, visible du 19 octobre 2007 au 6 juillet 2008, interroge l'objectivité des images et présente des exemples-types de manipulation des images et par les images. Le visiteur y apprend littéralement l'ABC du mensonge, de A comme Actualités à “Z wie Zukunft“ (avenir). Plus de 300 photos datant des 100 dernières années illustrent tout l'éventail de la thématique. En exclusivité, le Musée de la communication propose des exemples tirés du paysage suisse. Le public apprendra ainsi pourquoi l'ex-Ambassadeur Thomas Borer se montre sceptique envers les preuves photographiques, un palet n'est pas toujours là où il a l'air d'être et la cicatrice d'une opération peut paraître plus laide qu'elle ne l'est en réalité. L'exposition révèle aussi pourquoi la cigarette du Général Guisan a disparu de sa bouche et comment la publicité des maillots des Young Boys bernois a obligé les rédacteurs photo à recourir au Tipp-Ex.

Trois modèles-types de manipulation des images

Les exemples présentés dans l'exposition illustrent trois modèles-types d'images mensongères: la transformation de matériel photo (manipulation d'images existantes), la falsification du texte et du contexte (manipulation de l'interprétation des images) et le mensonge à l'aide d'images réelles (images posées, mises en scène). “Images mensongères“ ne fournit pas de recette miracle sur les images. Mais elle montre comment questionner et interpréter les sources. Elle révèle les forces

en présence à l'arrière-plan, démasque les intentions et les objectifs des manipulations et donne à voir les répercussions de ces images mensongères. L'exposition informe le visiteur sur les exigences éthiques qui devraient présider au comportement adopté face aux sources et montre clairement une chose: les producteurs et distributeurs d'images ne sont pas les seuls à avoir des obligations, les consommateurs aussi.

L'exposition temporaire “Images mensongères“ a été mise sur pied par la Fondation de la Maison de l'Histoire de la République fédérale d'Allemagne et réalisée avec le soutien financier du Centre fédéral allemand pour l'éducation politique. Pour son installation au Musée de la communication, elle a été complétée par les locaux d'une rédaction fictive. Le public est donc invité à découvrir “objectif“, le magazine de l'exposition, dans le lounge de cette rédaction. Cet illustré, qui propose une foule d'exemples de manipulations d'images accompagnés d'explications, n'est disponible que dans l'exposition bernoise. Le visiteur peut aussi consulter des extraits d'émissions télévisées et de clips vidéo sur certains thèmes abordés par le magazine. Dans la “salle de meeting“ de la rédaction, des quotidiens et des hebdomadaires d'actualité sont également mis à sa disposition. C'est aussi là que se tiennent les workshops destinés aux écoles.

Musée de la communication
Helvetiastrasse 16, CH-3000 Berne 6
Tél : 031 357 55 11, Fax : 031 357 55 99
http://www.mfk.ch
communication@mfk.ch

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Crème solaire ou biscuits

Des gadgets pour gagner le 25 septembre

Votation : Crème solaire ou biscuits, les nouveaux supports de publicité politique laissent  perplexe

Le "gadget votation" sera très tendance en cette fin d'été et jusqu'au 25 septembre prochain. Hormis les affiches, les annonces publicitaires et les tous-ménages, les partis politiques et les organisations qui s'engagent pour ou contre l'extension de la libre circulation des personnes se sont dotés d'un matériel de campagne bien particulier: crème solaire, biscuits, pommes ou e-cards... Rien de nouveau, diront ceux qui collectionnent, au fil des scrutins, des stylos, des blocs-notes, des accroche-portes et autres bonbons et boites d'allumettes. En prévision du 25 septembre, les petits cadeaux estampillés "oui"ou "non" joueront pourtant du ruban pour se faire une place dans les boites aux lettres ou sur les marchés. Mais pour beaucoup, ce mode de communication politique ne déploie pas que des effets positifs.

"L'idée du gadget est bonne, mais seulement si l'objet fait passer un message", estime Chantal Balet, la directrice romande d'economiesuisse. Son groupe d'intérêt n'usera pas de ce genre de support en vue du 25 septembre. Il préfère se focaliser sur l'information et l'argumentaire. "Mais nous allons distribuer des pommes, en relation avec notre campagne d'affichage dans laquelle ces fruits représentent la prospérité", ajoute Chantal Balet. Après les brosses à dents aux couleurs du PDC, distribuées avant les élections fédérales de 2003, les démocrates chrétiens réitèrent l'expérience du produit d'appel. Le parti va envoyer, à la fin du mois, 150'000 sachets de crème solaire de la marque "Daylong", "exemple concret" d'un produit suisse qui pourrait être plus facilement exporté vers de nouveaux pays grâce à l'extension de la libre circulation. Les deux tonnes de fluide protecteur l'ont emporté de peu sur les bonbons Ricola, une idée concurrente jetée sur la table de réflexion. Coût de l'opération: entre 80'000 et 100'000 francs, un tiers du budget de campagne du PDC.

Une absence de message?

Narcisse Niclass, de l'agence de communication Royal Agency, émet des doutes quant à la pertinence de cette action. Selon lui, il y a un risque que le produit de consommation ne prenne le pas sur le message qu'il transporte. "La publicité par l'objet peut être un plus, mais elle dissimule souvent une absence de message politique", conclut-il.

Les jeunes du comité interpartis "Elargissement" ont quant à eux donné dans les douceurs. Présents dans tous les festivals d'été, ils y distribuent des petits biscuits chinois qui renferment des messages d'information sur les nouveaux Etats membres de l'UE. Environ 30'000 coquilles sucrées ont été produites au prix de 25 centimes pièce. Un vrai succès, selon les responsables du comité.

Dans les autres partis, la publicité reste plus conventionnelle car on estime qu'un support de quelques centimètres carrés ne suffit pas à convaincre l'électorat. Les socialistes font toutefois circuler des "e-cards" sur un site internet créé tout spécialement pour le 25 septembre. Pareil pour les radicaux, qui démarreront leur campagne ces prochains jours. A l'UDC, on joue les désargentés qui comptent davantage sur leur base active que sur des moyens de communication élaborés. Les opposants à la libre circulation distribueront toutefois largement leur fausse lettre de licenciement sous forme de dépliant. "Cette votation est importante et des gadgets pourraient lui ôter son côté sérieux", estime Gregor Rutz, secrétaire général de l'UDC.

Le Temps, Stéphanie Germanier, Berne, le 4 août 2005

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Association suisse pour la promotion des AOC et des IGP

L’Association suisse pour la promotion des AOC-IGP met tout en ouvre pour faire d’un authentique produit suisse un produit reconnu. Et elle ne manque pas d’arguments: les signes AOC et IGP sont la garantie d’un goût unique, d’une qualité exceptionnelle et de procédés de fabrication traditionnels et écologiques. Sans compter que ces produits, par ces signes de qualité, contribuent à la diversité du paysage culturel suisse.

Les AOC et les IGP sont des signes protégés par la loi suisse, qui sont attribués par l’Office fédéral de l’agriculture. Les producteurs qui désirent voir leurs produits reconnus par les signes AOC-IGP doivent répondre à un cahier des charges extrêmement rigoureux, et doivent perpétuer pour chaque produit une recette culinaire ancestrale. Ils font vivre ainsi notre patrimoine alimentaire et culturel.

AOC – Une garantie d’origine
L’AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) garantit que le produit est entièrement élaboré dans sa région d’origine, de sa matière première à sa réalisation finale. Par exemple, La Tête de Moine, Fromage de Bellelay AOC, est un pur produit de la région située autour de l’Abbaye de Bellelay, dans le Jura; c’est en ce lieu, en 1192, que ce fromage très prisé fut élaboré pour la première fois. Le lait provient encore aujourd’hui de cette région, il y est transformé en fromage et affiné.

IGP – Le goût de la tradition
Le signe IGP (Indication Géographique Protégée) est également une garantie d’origine. Mais il va moins loin que l’AOC: une spécialité avec le signe IGP donne la garantie qu’au moins une étape de sa production se déroule dans sa région d’origine, fabrication, élaboration ou affinage. Par exemple, pour les produits carnés, il arrive souvent qu’on ne dispose pas d’assez de viande de la région d’origine. Ainsi la viande de porc d’un Saucisson vaudois IGP provient de Suisse, mais pas exclusivement du canton de Vaud. Il est en revanche entièrement fabriqué dans le canton de Vaud selon le savoir-faire traditionnel. Dans tous les cas, les bouchers certifiés doivent s’en tenir scrupuleusement à la recette prescrite, et garantissent des pratiques loyales en étroite relation avec la région d’origine.

L’avenir appartient à la tradition
AOC ou IGP, les spécialités avec une garantie d’origine offrent aux amateurs de bons produits ce véritable plaisir de l’authentique, dans un monde où l’alimentation suit le mouvement de la globalisation. Pour un grand nombre d’agriculteurs et d’artisans en région rurale, les signes AOC et IGP incarnent la garantie – précieuse! – de leur existence. Face à l’ouverture des marchés et à des subventions qui se réduisent, ils ont toujours plus de peine à rester compétitifs. Les traditions culinaires locales deviennent alors souvent leur meilleur atout, tout comme le nom de leur région. Par le biais de l’AOC et de l’IGP, ils ont dès lors l’opportunité de mettre en avant et de protéger cet atout, en s’engageant avec des produits authentiques de tout premier plan. L’AOC et l’IGP encouragent paysans et artisans à perpétuer leur savoir-faire traditionnel, et travaillent ainsi pour la conservation d’un bien inestimable: la véritable diversité culturelle et gastronomique de la Suisse.

Enracinés en terre helvétique, dotés d’un caractère unique.
Quand on apprécie les produits typiques, les signes AOC et IGP sont des indicateurs précieux. Ils donnent la garantie que ces produits ont été entièrement élaborés dans leur région d’origine (AOC), ou qu’ils y sont affinés avec des matières premières issues d’autres régions de la Suisse (IGP). Pas étonnant dès lors que ces spécialités possèdent ce petit quelque chose qui les rend simplement inimitables, infiniment savoureuses.

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Schweizerische Vereinigung zur Förderung der AOC-IGP

Die Schweizerische Vereinigung zur Förderung der AOC-IGP hat es sich zur Aufgabe gemacht, echte Schweizer Erzeugnisse zu Erfolgsprodukten zu machen. An überzeugenden Argumenten fehlt es ihr nicht: Die Zeichen AOC und IGP garantieren einzigartigen Geschmack, höchste Qualität sowie eine traditionelle und ökologische Herstellung. Nicht zuletzt leistet sie mit den Qualitätszeichen einen Beitrag zu einer lebendigen Schweizer Kulturlandschaft.

AOC und IGP sind amtliche Schutzzeichen, die vom Bundesamt für Landwirtschaft vergeben werden. Produzenten, die ihre Produkte mit diesen Zeichen versehen dürfen, befolgen ein strenges Pflichtenheft und lassen mit jedem Produkt jahrhundertealte kulinarische Traditionen weiterleben.

AOC – Spezialitäten mit Ursprungsgarantie
AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) ist eine geschützte Ursprungsbezeichnung und garantiert, dass von den Rohstoffen bis zur Produktion alles aus einer klar eingegrenzten Ursprungsregion stammt. Der Tête de Moine, Fromage de Bellelay AOC, ist zum Beispiel ein reines Produkt der Region um das ehemalige jurassische Kloster Bellelay, wo der beliebte Käse im Jahre 1192 erfunden wurde.

IGP – Spezialitäten mit Tradition
Das IGP-Zeichen (Indication Géographique Protégée) gibt ebenfalls eine Ursprungsgarantie. Diese geht aber weniger weit als AOC: Eine IGP-Spezialität wird im Herkunftsort entweder erzeugt, verarbeitet oder veredelt. So ist es bei Fleischprodukten oft unmöglich, genügend Fleisch aus der Region zu erhalten, da aus wirtschaftlichen, hygienischen und tierschützerischen Gründen die Schlachtung und Fleischzerlegung in wenigen zentralen und modernen Schlachthöfen erfolgt. Beispielsweise stammt das Schweinefleisch einer Saucisson vaudois IGP wohl aus der Schweiz, aber nicht zwingend aus dem Waadtland. Allerdings muss sich jeder zertifizierte Metzger genau an das vorgeschriebene Rezept halten, das die traditionelle Verarbeitung und den Bezug zur Ursprungsregion gewährleistet.

Die Zukunft gehört den Traditionen
Ob AOC oder IGP, Spezialitäten mit einer Ursprungsgarantie bieten jedem Gourmet authentischen Genuss in einer zunehmend globalisierten Speisewelt. Für viele Landwirte und Gewerbetreibende in ländlichen Gebieten sind diese Zeichen ein wertvoller Beitrag zur Existenzgrundlage. Angesichts der Marktöffnung und der knapper fliessenden Subventionen haben sie es zunehmend schwer, dem Wettbewerbsdruck standzuhalten. Lokale kulinarische Traditionen und der berühmte Name ihrer Region sind heute oft ihr wertvollstes Kapital. Dank AOC und IGP haben sie die Chance, dieses Kapital exklusiv nutzen zu dürfen und sich mit authentischen Spitzenerzeugnissen auf dem Markt zu profilieren. AOC und IGP ermutigen so Bauern und Gewerbeleute, ihr traditionelles Wissen weiter einzusetzen und ein kostbares Gut der Schweiz zu bewahren: echte kulturelle Vielfalt.

In der Schweiz verwurzelt, vom Charakter beflügelt
Wer den Wert traditioneller Genüsse kennt, achtet beim Kauf von Spezialitäten auf die Zeichen AOC und IGP. Denn diese Produkte werden von A bis Z im Ursprungsgebiet hergestellt (AOC) oder im Ursprungsgebiet mit Rohstoffen aus anderen Schweizer Regionen veredelt (IGP). Kein Wunder also, steckt in jeder dieser Spezialitäten das besondere Etwas, das sie so unverwechselbar geschmackvoll macht.

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